Le Pays
La République du Congo est un Etat d’Afrique Centrale d’une superficie de 342.000 km2, bordé à l’ouest par l’océan atlantique et le Gabon, au nord par le Cameroun et la République Centrafricaine et au sud par la République Démocratique du Congo (RDC Kinshasa) et l’enclave angolaise côtière de Cabinda.
Nombre d’habitants : environ 4 millions
Population jeune : âge médian de16,7 ans
Espérance de vie : 53,7 ans
Religions : catholicisme (50%), protestantisme (48%), faible présence de l’islam.
PNB/habitant : 1300$ (Banque Mondiale) ; 700$ (Congo-site portail)
IDH : 0,750 (139/177).
Le taux d’alphabétisation : 67% pour les femmes et 83% pour les hommes.
Pauvreté : 70% de la population sous le seuil de pauvreté
Finances de l’Etat : excédent budgétaire record enregistré en 2008 de 2,5 milliards d’euros
Dette odieuse : 6,1 milliards de dollars en 2009
Relations actuelles avec quelques bailleurs multilatéraux
* Le Conseil d’administration du FMI approuve le 8 décembre 2008 un accord de 12,53 millions de dollars US au titre de la FRPC (Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance) et une assistance intérimaire dans le cadre de l’Initiative PPTE renforcée d’un montant de 0,11 million de dollars US. (Communiqué de presse n°08/311) * Le Programme Indicatif National de l’UE pour la période 2008-2013 s’élève à 85 millions d’euros. En janvier 2008, le Gouvernement a adopté un projet de Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté final qui sera considéré comme cadre de référence pour les interventions des partenaires au développement Congo-Brazzaville. * Le montant total des nouveaux engagements de la Banque mondiale en faveur du Congo pour 2007-2009 est estimé à 115 millions de dollars US, au titre de dons. * Pour la période 2004-2007, le PNUD a disposé de fonds TRAC (ressources de base) d’environ 14,1 millions de dollars US pour le fonctionnement et l’exécution des programmes en République du Congo.
Histoire récente
1960 : indépendance dans un climat d’affrontements ; l’abbé Fulbert Youlou à la tête de l’Etat.
1963 : révolution populaire et prise de pouvoir par Alphonse Massemba-Débat.
1968 : Coup d’état de Marien Ngouabi
1969 : le commandant Marien Ngouabi s’autoproclame. Avec son parti, le Parti Congolais de Travailleurs (PCT), il engage son pays dans une voie marxiste-léniniste.
1977 : assassinat de Marien Ngouabi et prise de pouvoir par le colonel Yhombi-Opango avec un groupe baptisé CMP Comité Militaire du Parti alors que Yhombi en était exclu.
1979 : arrivée au pouvoir du colonel Denis Sassou-Nguesso. Elu à la Présidence en 1984.
1992 : l’ancien premier ministre sous Massemba-Débat, Pascal Lissouba remporte l’élection présidentielle. Denis Sassou Nguesso arrive en troisième position avec 17% des voix. Troubles de 1993 à 1995 entre le pouvoir et l’opposition.
1997 (juin) : Sassou provoque une guerre sanglante contre le seul régime démocratiquement élu et parachève son coup d’état en octobre 1997. Il s’autoproclame Président de la République, dissout les institutions adoptées par référendum, installe une transition flexible de 5 ans et signe des accords militaires avec le Gabon, l’Angola et la RDC qui lui permettent de régulariser a posteriori la présence des troupes étrangères sur le sol congolais et d’entretenir des milices CoBra (Combattants de Brazzaville). Il entreprend une politique de destruction systématique du pays dont le Pool, situé dans le Sud du pays, sera la cible principale (région que Lissouba, en 1997, déclarait « locomotive du Congo »).
1998 : Des accrochages opposent les armées Sassou aux milices ; la population paie un lourd tribut : 10 000 morts à Brazzaville en 1997 ; 25 000 morts lors des batailles de 1998 à Bacongo et plus de 500 000 déplacés.
1999 : accord de paix ; affaire des disparus du Beach
2002 : Denis Sassou-Nguesso est élu président de la République pour un mandat de 7 ans.
2000-2003 : La région du Pool est de nouveau particulièrement touchée ; 60% des maisons sont partiellement ou totalement détruites, la quasi-totalité de la population est déplacée.
2007 : le Ministère des affaires étrangères français mentionne à propos du Congo que « La sécurité est assurée dans la majeure partie du pays, à l’exception de la région du Pool où, malgré l’accord signé avec le gouvernement en 2003 et la remise d’une partie des armes en juin 2007, la rébellion reste active. Les déplacements dans tout le Pool et l’est de la Bouenza sont déconseillés. Les derniers incidents datent du 10 septembre 2007 (reprise en main de la sortie sud de Brazzaville par les forces de l’ordre ayant fait une quinzaine de morts). Le risque d’être rançonné sous la menace d’une arme est élevé. »
Eléments sur le fonctionnement politique du Congo
Les représentations ethno-régionales dans la vie politique du Congo ont pris naissance dans la période coloniale, notamment lors de la bataille de Dolisie en janvier 1958 entre des militants du Mouvement socialiste africain (MSA) de Jacques Opangault (d’origine Mbochi, Nord) et ceux de l’Union de défense des intérêts africains (UDDIA) de l’abbé Fulbert Youlou (d’origine kongo, Sud).
A partir de la proclamation de la République du Congo en 1960 jusqu’en 1968, un Kongo occupe la plus haute position du pouvoir : l’abbé Youlou puis Massamba-Débat. En 1968, les militaires prennent le pouvoir. Cette arrivée coïncide avec l’éviction des Kongos de la direction des affaires au profit des Mbochis. Les nouvelles oppositions ne s’objectivent plus en termes ethniques, mais sous la forme régionale Mbochi/Kongo ou Nord/Sud.
Dans son affrontement avec Pascal Lissouba, Denis Sassou Nguesso s’est réapproprié cette opposition Nord-Sud, qui ne doit pourtant sa raison d’être qu’à une tentative maladroite de classification ethnologique des populations mouvantes du Congo par les colons français. Les affrontements des années 90 à Brazzaville s’inscrivent dans le droit fil de la politique urbaine menée sous domination française et notamment le regroupement par origines géographiques des populations migrantes autour du centre ville, lieu du pouvoir colonial. C’est dans ce contexte que l’identité « Lari », s’est forgée. Les colonisateurs, devant le peu de coopération des populations du Nord du pays, se sont appuyés sur celles de la région de Brazzaville (le Pool), positionnant les lari en élite intellectuelle. D’où une possible explication de la politique de répression vis-à-vis du Pool, conduite par un pouvoir autocratique.
Un dossier complet pour comprendre les enjeux :
Présentation générale du Congo-Brazzaville
Quelques éléments de contexte en 2009 au Congo-Brazzaville
Actualité des relations France – République du Congo Brazzaville
Congo-Brazza, cas d’école de la Françafrique…
Principaux partis politiques au Congo-Brazza - à venir
Principaux dignitaires militaires au Congo-Brazza - à venir
et toujours le résumé complet : Congo-Brazzaville – Analyse du collectif concernant les prochaines élections présidentielles 2009

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