Congo-Brazzaville - 12 juillet 2009 - Le dossier

Actualité des relations France – République du Congo Brazzaville

-  Dans son projet pour 2007, l’UMP affirmait que ses élus ne soutiendraient « ni les dictateurs ni les pays dirigés par des régimes corrompus ».
-  « La France travaillera main dans la main avec le président que les Congolais se choisiront », a affirmé Nicolas Sarkozy à Brazzaville en mars 2009. « Chacun sait que ces deux pays sont liés par l’histoire et par des relations humaines et économiques diversifiées et étroites ». « Le Congo est un pays jeune. Sa population aspire à un développement équilibré (…). Je pense que la France doit continuer à être un partenaire majeur du Congo sur le chemin de développement ».

Premier partenaire économique du Congo, la France a signé, en 2008, avec ce pays, un document cadre de partenariat couvrant une période de cinq ans (2008-2012) et portant sur un montant global de 120 milliards de FCFA. Le financement concerne la réalisation de projets dans les domaines des infrastructures, de la santé et de l’éducation, du développement durable et de l’appui à l’Etat de droit. Dans le cadre de son appui au gouvernement congolais, la France a signé en décembre 2008 à Paris, un accord pour l’annulation totale de près de 400 millions d’euros, soit 260 milliards de FCFA de la dette congolaise.

-  Nicolas Normand, ambassadeur de France au Congo, se voit reprocher son manque d’impartialité supposé en cette période préélectorale : il serait, aux yeux du pouvoir, trop proche de l’opposition. (Jeune Afrique n° 2517, du 5 au 11 avril 2009)
-  Affaire des Biens mal-acquis, mai 2009. La doyenne des juges d’instruction s’est prononcée en faveur de la recevabilité de la plainte visant les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Denis Sassou Nguesso ainsi que des membres de son entourage. Quelques jours après, le Parquet de Paris faisait appel.
-  Voyage de Sarkozy au Congo le 26 mars 2009 : aucune critique du gouvernement en place n’a filtrée. Nicolas Sarkozy ne souhaite clairement pas la "liquidation d’une relation ancienne, fraternelle". "Voir Brazzaville reconstruite, Brazzaville apaisée, c’est dire que cette bataille-là vous l’avez gagnée. Ne vous arrêtez pas en chemin. Il faut gagner toutes les autres et le chemin est encore long", a-t-il déclaré à l’adresse du président congolais.

La FIDH et ses organisations membres au Congo Brazzaville et en France, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) avaient pourtant demandé au président français de profiter de sa visite au Congo Brazzaville pour insister sur l’importance du travail des défenseurs des droits de l’Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l’importance du respect des principes démocratiques garantis par l’Acte constitutif de l’Union africaine, dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en juillet 2009.

-  Paris appelle à des élections transparentes et libres au Congo sans en donner les garanties. Que signifiait la présence au parlement congolais lors de l’allocution de Nicolas Sarkozy de Robert Bourgi, l’un des derniers piliers d’une Françafrique à laquelle Nicolas Sarkozy a affirmé vouloir donner le coup de grâce ?

Un dossier complet pour comprendre les enjeux :
- Présentation générale du Congo-Brazzaville
- Quelques éléments de contexte en 2009 au Congo-Brazzaville
- Actualité des relations France – République du Congo Brazzaville
- Congo-Brazza, cas d’école de la Françafrique…
- Principaux partis politiques au Congo-Brazza - à venir
- Principaux dignitaires militaires au Congo-Brazza - à venir

et toujours le résumé complet : Congo-Brazzaville – Analyse du collectif concernant les prochaines élections présidentielles 2009